Participation et légitimation en fonction du genre musical III: Structures, “safer spaces”

18 juin 2021

Horaire

  • 9h30

    Mot de bienvenue

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    Vanessa Blais-Tremblay (UQAM, CRILCQ, IREF)

  • 9h35

    Musiciennes et « musiques du monde » à Montréal : Le cas du premier "Sarau das Minas" de Montréal

    Le 8 mars dernier s'est tenu le premier « Sarau das Minas Montréal », une soirée dédiée aux artistes femmes de multiples disciplines (musique, poésie, théâtre), majoritairement immigrantes et s'exprimant dans une grande diversité de langues (français, anglais, portugais, espagnol, persan et arabe). Héritage de l'aristocratie portugaise au Brésil, le « Sarau » (ou « Soirée ») est une petite réunion artistique intime et informelle de célébration et de résistance politique où les artistes et le public se mélangent en créant un espace de proximité et partage. Cette communication déclinera les modalités déployées afin de créer un « safe space » lors de cet événement. Vasconcellos de Carvalho partagera aussi ses réflexions quant à l'avenir du « Sarau » en tant que collectif féminin soutenant la démarche des artistes dans le contexte du sexisme et du racisme systémique du milieu artistique québécois.

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    Dalila Vasconcellos de Carvalho (Université de Montréal)

    Dalila Vasconcellos de Carvalho est étudiante au doctorat au département d'anthropologie de l'Université de Montréal et fondatrice du projet « Sarau das Minas Montréal : Soirée de sororité artistique ». Boursière du CRSH et membre étudiante du LABRRI (Laboratoire de Recherche en Relations interculturelles), sa recherche doctorale porte sur les musicien.ne.s immigrant.e.s dans l'univers de la « musique du monde » à Montréal. Titulaire d'une maîtrise en anthropologie sociale de l'Université de Sao Paulo (USP) au Brésil, elle est auteure d'un livre qui porte sur les rapports de genre dans la musique classique au Brésil, publié en portugais.

  • 10h05

    Navigating Gendered Expectations for Musicians and DJs in the Montreal Swing Dance Community

    Since the 1990s, vibrant swing dance communities have sprung up across Canada, with one of the largest and most established situated in Montreal. Music at social dances is provided by a live-band or a DJ, and accordingly, there are many jazz musicians and DJs who play regularly for dancers. Historical instances of jazz performance were often framed within a gendered and hierarchical binary that coded jazz instrumentalists as male and jazz vocalists as female. To what extent is this gendered framework reproduced contemporary swing musicians in Montreal? Are swing DJs also confronted with gendered expectations in their work? This paper aims to answer these questions by drawing on interviews with Montreal swing musicians and DJs and placing their experiences in dialogue with existing scholarship. I begin by exploring how female jazz instrumentalists and bandleaders are perceived amongst contemporary musicians. I investigate some of the gendered expectations they encounter, and in particular, how one informant’s experience of motherhood aligns with the experiences of historical mothers-in-jazz. As a comparison, I turn to DJing and examine my informants’ experiences, framing them within Samantha Carroll’s construct of the DJ as a mediator between the digital and the real. Finally, I discuss the multiple ways in which contemporary musicians and DJs actively challenge gendered expectations and counter the erasure of historical jazzwomen in their work. I argue that within the Montreal swing dance community, the gendered hierarchy of jazz instrumentalists/vocalists is frequently reproduced, and that the field of swing DJing contains parallel inequities. Despite this, my informants show a desire and drive to disrupt these narratives, and I posit that these disruptive practices can contribute to the construction of a more welcoming and equitable community.

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    Megan Batty

    Megan Batty recently graduated from the Schulich School of Music at McGill University with an M.A. in Musicology (with a focus on feminism, sexuality and gender studies), and also holds a B.Ed. and a B.Mus. from Queen’s University. Her research interests include embodiment and gender within swing music and vernacular jazz dances. She is an avid dancer, and currently teaches the Lindy Hop, vernacular solo jazz, and tap in Montreal.

  • 10h35

    Pratiques musicales émancipatrices, recherche émancipatrice : penser la démarche féministe du Choeur Maha

    Le Chœur Maha est un chœur féministe fondé à Montréal en 1991 dont la mission est de valoriser la création musicale des femmes et personnes non-binaires. En plus de concrétiser cette mission à travers le choix de son répertoire et de ses contextes de performances musicales, le Choeur Maha se veut un "safer space" (Deller 2019; Lewis, Sharp, Remnant, Redpath 2015) favorisant l'épanouissement individuel et collectif de ses membres. Faisant suite à une recherche collaborative (Lassiter 2005) initiée par une membre-chercheure et menée avec les choristes durant l'hiver 2021, cette communication vise à exposer la manière dont la notion de safer space féministe s'articule et se négocie au sein d'un collectif musical amateur. Elle met en évidence les stratégies mobilisées pour y faire vivre le féminisme, les défis rencontrés et les réflexions relatives au devenir du chœur, notamment en contexte pandémique. Enfin, cette recherche présente des visées appliquées par lesquelles les choristes ont pu aménager un espace réflexif leur permettant d'actualiser leurs conceptions du féminisme vécu au sein du Chœur Maha.

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    Catherine Harrison-Boisvert (Université de Montréal)

    Catherine Harrison-Boisvert est doctorante en musicologie à l'Université de Montréal et à l'École des hautes études en sciences sociales (Paris). Sa thèse porte sur les musiques publiées dans le contexte du mouvement suffragiste étatsunien. Pour son doctorat, Catherine Harrison-Boisvert a reçu le soutien financier du FRQ-SC, de l'Université de Montréal et de l'OICRM. Membre du Chœur Maha depuis 2018, elle s'intéresse à l'articulation entre musique et transformation sociale tant comme chercheure que musicienne et militante. Elle est actuellement enseignante à l'École de musique Vincent-d'Indy (niveau collégial) et coordonnatrice scientifique de la Chaire de recherche du Canada en musique et politique.

  • 11h05

    PAUSE

  • 11h15

    Table ronde : Structures de discrimination et safer spaces : Illusions, horizons 

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    Avec la participation de Salin Cheewapansri, Aïsha C. Vertus, Lily Thibodault

  • 11h55

    Mot de la fin